Ayant remonté le Jardin de Chambres puis le Jardin Classique on aperçoit en passant derrière la tour du château,  un recoin très intime:  le Jardin Secret localisé dans la cour intérieure. À l’intérieur de ce charmant espace clos on contemple l’arrière d’un four à pain, l’abri jardin et le pigeonnier. Deux viviers, anciens gardes mangés, à proximité de la cuisine ont échangé  leurs poissons comestibles  pour une tribu de poissons rouges et des plantes aquatiques. La cave enferme, comme une sorte de puits sacré, un niveau constant d’eau, parfaitement translucide, et se révèle être un lieu très singulier pour des installations in situ. Le cadre et l’agencement de ces éléments architecturaux sont typiques de l’héritage berrichon.

LES JARDINS

 

En 1999 Piet Hendriks fit dessiner au cabinet Ginkgo du frère et sœur paysagistes J. Gérard et A. de Saint Venant les plans des premières parties du jardin. La commande fut de créer un jardin non conventionnel en harmonie avec les lieux ; un jardin exubérant et extrêmement florifère de l’aube du printemps jusqu’aux premières gelées de l’automne. Les exigences pour ce jardin comprirent en plus une requête originale : concevoir un jardin de l’abondance, capable  d’héberger des installations et sculptures contemporaines. C’est sur ce concept que les jardins de Drulon furent créés et ouverts au public en 2000. Dès 2001 les qualités botaniques exceptionnelles furent reconnues par les professionnels et Drulon devient jardin classé “Jardin d’Exception”. Afin d’enrichir régulièrement les collections végétales, les jardins ont été progressivement agrandis et réaménagés. En 2006 Les Jardins de Drulon sont classés “Jardin Remarquable” par le Ministère de la Culture et de la Communication.

Aujourd’hui le site touristique comprend 17 hectares de jardins en perpétuelle évolution avec une volonté d’innovation qui associe beauté et curiosité.

Les visiteurs arrivent par une longue allée d’entrée bordée de chênes centenaires. Ils sont alors reçus dans un charmant verger de Cydonia, accompagné de bordures de rosiers arbustes, Iris, Hémérocalles et Dahlias,… c’est une petite mise en bouche de l’explosion de couleurs qui les attend derrière les hautes haies et murs en grès roses.

Drulon ne se laisse pas deviner depuis l’extérieur, ainsi isolé, les visiteurs pénètrent un univers des sens où le monde réel se fait oublier.

Traversé l’ancienne écurie, on découvre la façade du château et son reflet dans l’élégant bassin miroir de la cour d’honneur. C’est le point de convergence de la visite.

Le jardin Floral

Le jardin Floral

Le jardin Floral

Le jardin Floral

LE JARDIN FLORAL

On flaire le Jardin Floral avant de le voir, les vagues de parfums de mille fleurs envoûtent, de l’aube à la nuit tombante, la cour d’honneur du château. C’est un jardin radieux situé à l’emplacement de l’ancien potager. Ce lieu d’opulence accueille des centaines de variétés de plantes vivaces, de rosiers et d’annuelles spécialement  sélectionnés pour assurer une fleuraison abondante tout au long de la saison. Il se découpe en quinze massifs organisés par couleurs autour d’un bassin fontaine. Les carrés de couleurs froides (blanc, bleu et vert) se font suivre de teintes pastels (roses, saumons) et  continuent en couleurs chaudes (jaunes, oranges et rouges). L’arche d’entrée en pierre taillée avec une porte en fer forgé romantique s’ouvre sur une perspective d’arches de Rosiers grimpants et Clématites. Aux bords de l’allée un scintillement de Gauras , qui chatouillent au passage les jambes des visiteurs, jusqu’à la gloriette, d’époque XVIIème, adossée au mur en grès rose.

Une  longue pergola en fer de cheval enlace le jardin floral et reprend le rôle d’enclos.  Recouverts de rosiers, kiwis et toutes sortes de grimpantes florifères, elle offre un chemin ombragé et chamarré aux visiteurs. L’allée qui mène de la tour du château au bassin se prolonge visuellement jusqu’au chemin de bois entièrement recouverts de Cyclamens sauvages durant l’automne. Une autre perspective s’élance depuis une gloriette en bois, une lignée de Nachis (arbres fruitiers mi-pomme/mi-poire) étend la vision jusqu’au jardin de chambres.

Le jardin Floral

Le jardin Floral

Le jardin Floral

Le jardin Floral

Sculpture de Silke Wolters

LE JARDIN DE CHAMBRES

Le jardin de Chambres

Sculpture de Pieter Obels

Sculptures de Carla Rump

La disposition sinueuse du Jardin de Chambres est imaginée tel un musée en plein air. De riches bosquets d’arbres et d’arbustes constituent une forte densité végétale qui permet de délimiter un espace singulier pour chaque œuvre. La circulation à travers les neufs chambres de verdure s’accomplit par des sentiers engazonnés. Chaque chambre possède sa propre atmosphère, on se balade ainsi de la chambre des Rhododendrons et Azalées, à la chambre papillons, plantée de Buddleias, de la chambre des Hydrangeas, ou de la chambre des Hibiscus au théâtre de verdure... Tous les massifs d’arbres et d’arbustes sont doublés de grandes vagues de vivaces et d’annuelles (Iris, Aster, Solidago, Verbéna, Scabiosa, Cléomes...). Les chambres se métamorphosent à l’automne et revêtissent des habits pourpres, orangés, jaune vif et ocre.

Sculptures de Henk Van Rooy

LE JARDIN SAUVAGE

L’entourage naturel du Jardin Sauvage s’intègre parfaitement dans le panorama de bocage.  Dès la sortie du Jardin de Chambres on change radicalement d’ambiance lumineuse. Un arôme d’humus des forêts s’empare du visiteur,  il se trouve plongé dans un paysage, en

lumière tamisée, à la fois doux et ensorcelant. Un sentier en sous-bois emprunte une ancienne voie gallo-romaine qui mène jusque dans la vallée. A droite une première mare aux eaux sombres miroite les grandes branches de chênes qui l’entourent.  Au cours de la promenade, on découvre les Charmes, aux troncs déformés par les décennies d’écimage, qui forment une voûte sur la digue du marais. A cet endroit une magnifique pièce d’eau peu profonde s’étend sur plusieurs hectares. L’arrivée dans la vallée de fougères réserve une surprise au printemps, on est soudainement ébloui par les couleurs intenses de la floraison des Rhododendrons,  qui éclatent en contraste avec les milliers de nuances de vert du paysage adjacent. Le secret du Jardin Sauvage est que la main de l’homme ne se fait sentir que par subtiles touches aux moments les plus inattendus. En franchissant le pont pastoral du marais on débouche sur la lande de genêts où les multiples sentiers, tracés à l’origine par les troupeaux, créent un parcours labyrinthique. On remonte vers le château en traversant un champ enflammé  de trèfles rouges carmin. Le temps que les yeux se réhabituent à la clarté intense, cet espace donne l’impression d’une photo sépia surexposée. Au détour d’une haie d’épines noires, se repose la mare verte. Ce paradis des grenouilles est recouvert d’une nappe, de lentilles d’eau, verte quasi fluorescente et absolument surréaliste.

Sculpture de Mels Dees

Le jardin Sauvage

Le jardin Sauvage

Sculpture de Pieter Obels

Le jardin Secret

LE JARDIN SECRET

Le jardin Secret

Le jardin Secret

Sculpture de Carla Rump

On repère le Jardin de Bacchus vis-à-vis du château et en prolongation de la cour d’honneur. La vigne de raisins de table décrit une structure octogonale, complétée d’arbres fruitiers (pommiers, poiriers, pruniers, cerisiers...).  C’est un verger fleuri, ode à la fertilité et à l’abondance. La disposition très géométrique du jardin de Bacchus rappelle la structure des fortifications de Vauban.  Les haies prunes et vertes émeraudes de Berbéris et Ifs, apportent des éléments d’élévation tout en créant des espaces clos et énigmatiques. De chaque côté de l’allée centrale qui emmène les visiteurs vers la chambre « forte », deux grands massifs triangulaires sont entièrement occupés par des pivoines chinoises mélangées à des pivoines japonaises. Ce type de plantation en masse favorise des croisements naturels étonnants et prometteurs. Par leur présence le Jardin de Pæon s’y insinue paisiblement.

Le jardin de Bacchus

LE JARDIN DE BACCHUS

Le plus récent des jardins, le Jardin de Paeon,est une vraie perle rare. Il s’étend telle une prolongation harmonieuse des lignes et perspectives du Jardin de Bacchus. Les allées en gazon se poursuivent d’un jardin à l’autre et dessinent les massifs à l'allure graphique. Ici est présentée  une collection unique de plus de 300 pivoines arbustives et herbacées de Chine.  Leurs éclosion printanière laisse paraître des corolles de couleur pastel et des cœurs noirs, merveilles aux reflets de velours, ornant tout le jardin de fleurs parmis les plus  délicates existantes, conçues dans les plus fines soieries végétales. Cette floraison est suivie par celle des hémérocalles et des merveilleuses roses anglaises très parfumées. Cette rose aux couleurs chatoyantes a la particularité de posséder des pétales en quantité et très resserrées, comme une sorte de pompon réalisé par un orfèvre magicien. Leur forme ciselée s’inspire de celle des roses anciennes, mais possède contrairement à leurs ancêtres le grand avantage d’être remontantes. Leurs fleurs festoient l’été en compagnie des Dahlias et hibiscus bariolés.

Un belvédère recouvert d’un rosier grimpant jaune orangé, permet de percevoir en vue plongeante le dessin de ce jardin et celui de son voisin Bacchus.

Le jardin de Paeon

LE JARDIN DE PAEON

Sculpture de Marie Hendriks

Le jardin de Bacchus

Le jardin de Bacchus

Le jardin de Bacchus

Le jardin de Paeon

Le jardin de Paeon